Avril approche, et avec lui la période des semis. Chez les agriculteurs et les défenseurs de l’environnement, on s’interroge. Car, la production de maïs génétiquement modifié devrait passer de 5000 hectares en 2006 à 30000 cette année. Soit une multiplication par six. Et ce serait un minimum… Depuis l’interdiction, en effet, de deux produits chimiques, le Régent et le Gaucho, les récoltes ont subi d’importantes pertes à cause d’insectes ravageurs. Or, le maïs ogm de marque BT (le seul autorisé en France) est résistant à ces insectes.
Sensible à cet argument, le gouvernement s’apprêterait donc à autoriser l’extension des cultures de maïs ogm. Pour cela, il a annoncé qu’il imposerait par décret, c’est-à-dire de façon autoritaire, un texte européen sur la culture des ogm. Ce texte définit les règles de coexistence des cultures ogm et traditionnelles. Autrement dit, elle autorise les cultures ogm. Reste à savoir ce que dira ce décret. Par exemple précisera-t-il la distance minimale qu’il doit y avoir entre les champs pour empêcher que des pollens de plantes ogm viennent contaminer les autres plantes ?
Les agriculteurs, eux, sont souvent favorables au développement des cultures ogm car elles provoquent moins de perte. Les Français, eux, restent opposés à ces cultures qui, selon eux, présentent des dangers pour la santé et l’environnement.