En Afghanistan, en Angola, en Colombie, au Timor… Sur tous les continents, des enfants font la guerre. Ils sont dociles, ils ne coûtent rien et, dans ces pays pauvres, ils présentent le double avantage d’être nombreux et sans réelle activité scolaire ou autre. Ils représentent donc des proies faciles pour tous les chefs de guerre. Au côté des enfants qui combattent, il y a aussi toute l’armée invisible d’infirmiers, de cuisiniers, d’espions… Les fillettes et les adolescentes ne sont pas oubliées : elles aussi sont enrôlées de force. On les oblige à avoir des relations sexuelles avec les soldats.
La réunion organisée à Paris jusqu’à demain réservera une place importante à ces jeunes filles qui, bien souvent, tombent enceintes après leur passage dans l’armée. Pour les organisateurs, cette conférence doit surtout servir à examiner toutes les méthodes qui ont été testées depuis dix ans pour sauver les enfants soldats. Beaucoup d’actions sont notamment menées pour convaincre les gouvernements et les chefs de ne pas enrôler d’enfant. Et cela d’autant plus que, depuis 2002, l’utilisation d’un enfant de moins de 15 ans est considéré comme un crime de guerre. Grâce à cette loi, mais aussi à des actions concrètes menées sur le terrain, on estime que près de 95 000 enfants ont pu être libérées.
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