L’actu :
Deux chiffres clés : 16,28 % et 56,45 %.
Le premier est tout vert, c’est le score historique d’Europe écologie. Les Verts sont à quelques milliers de voix seulement des socialistes, une des deux plus grandes formations politiques françaises. Pour le PS, c’est la déculottée ; pour les écolos, une belle envolée. Ils obtiennent ainsi 14 sièges au Parlement européen. De quoi pavoiser.

Les Verts doivent cette victoire à la très bonne campagne de leur leader Daniel Cohn-Bendit. Il a su parler de l’Europe aux électeurs français. Il a réussi aussi un autre pari : celui de redonner un peu le sourire à la politique.

Le second concerne l’abstention. 388 millions d’Européens étaient appelés à voter dans les 27 États membres, seule la moitié s’est déplacée. En France, plus d’un électeur sur deux n’est pas venu voter, soit 60 % d’abstention. Mais la palme revient à la Slovaquie avec 80,36 %.

Comment expliquer ce désintérêt ?
1- Par la méconnaissance. Peu de personnes connaissent le fonctionnement du Parlement européen. Ainsi, peu sont au courant des lois qui y sont votées et du travail des députés européens.

2- Par l’éloignement. Beaucoup pensent que l’Europe est loin de leurs préoccupations quotidiennes et par conséquent que le Parlement européen n’est pas en mesure de répondre aux questions liées au travail ou à l’éducation dans leur propre pays.

À l’inverse, le rôle du Parlement européen ne cesse de croître. Tous les jours, des lois concernant notre quotidien sont discutées au sein des commissions pour être ensuite votées au Parlement et être appliquées dans les 27 États membres.

Par conséquent, à chacun de prendre la peine de se renseigner. Mais aussi à nos députés européens de nous informer clairement de leur travail à Bruxelles et à Strasbourg.