Le 21 mars 1960, en Afrique du Sud, 69 personnes noires étaient tuées par la police car elles protestaient contre l’apartheid. A cette époque, et jusqu’à il y a 10 ans, ce pays pratiquait une politique de racisme appelée “apartheid”. Les Noirs vivaient séparés des Blancs et n’avaient pas le droit d’aller dans les mêmes écoles, les mêmes bus, ou d’exercer les mêmes métiers qu’eux. Depuis, le 21 mars a été déclaré journée internationale contre le racisme.
A l’exemple de l’apartheid, le racisme a pris des formes très dramatiques au cours de l’histoire. Durant des siècles, les Noirs d’Afrique ont travaillé comme esclaves pour les Européens. Aux Etats-Unis, ils ont été privés de certains droits jusque dans les années 1960. Le racisme a atteint sa forme la plus extrême pendant la 2de Guerre mondiale (1939-45), où 6 millions de juifs ont été tués dans des camps par l’Allemagne nazie. Ces crimes étaient justifiés par de vieilles idées prétendant qu’il existe des races supérieures à d’autres.
Aujourd’hui en Europe, grâce aux leçons tirées de l’histoire, le racisme est rejeté par la loi. Mais des actes demeurent dans la vie quotidienne: des personnes sont victimes d’insultes, d’agressions, de discriminations… en raison de leur origine. Alors que nous sommes des millions de Français à avoir des parents ou des grands-parents d’origine étrangère.

Discrimination : acte qui consiste à distinguer une population du reste de la société en la traitant plus mal. On parle de discrimination lorsque par exemple un employeur refuse d’embaucher une personne parce qu’elle est d’origine étrangère.

Lis aussi le numéro spécial que te propose Les Clés Junior à l’occasion de la journée contre le racisme (n°421, du 18 au 24 mars)