Il y a environ 150 ans en France, les enfants commençaient à travailler dans les usines à partir de 8 ans. D’autres étaient employés dans les mines : leur petite taille leur permettait de se glisser dans les galeries les plus étroites… Les adultes, eux, travaillaient jusqu’à 18 heures par jour, dimanche compris. Peu à peu, des ouvriers se sont unis pour résister aux patrons et exiger des droits : ils ont ainsi créé des syndicats. Ils ont fait des grèves et, parfois, ont affronté la police qui, à l’époque, était souvent du côté des patrons.
Au fil des années, les travailleurs ont obtenu des droits qui aujourd’hui profitent à tous : droit de partir en vacances, d’être aidé en cas de maladie, de se reposer le week-end… Ces droits nous semblent évidents. Pourtant, dans de certains pays, les conditions de travail sont aussi pénibles que celles des ouvriers français il y a 150 ans. C’est pourquoi la fête du travail n’est pas seulement une célébration du passé. Elle nous rappelle aussi qu’aujourd’hui encore des hommes et des femmes se battent pour améliorer leurs conditions de travail.