Dimanche, à la prison de Varces-Grenoble, en Isère, un détenu a été tué par balles par un homme posté à l’extérieur de la prison. Pour tirer avec son fusil à lunettes, l’homme s’était placé à 300 mètres, sur une colline qui surplombait la cour de promenade des détenus. Âgé de 29 ans, le détenu assassiné était lié au grand banditisme et devait témoigner dans une affaire de meurtre. Son assassin présumé, un ancien cambrioleur, a été arrêté à proximité de la maison d’arrêt, un fusil encore chaud entre les mains. C’est la première fois qu’un tel fait se produit dans une prison française. Le personnel de Varces-Grenoble avait signalé que la colline surplombant la cour des détenus posait un problème de sécurité pour les détenus et les surveillants. La ministre de la Justice, Rachida Dati, s’est rendue sur les lieux dans la nuit, et à annoncé, entre autres, que les murs de la prison seraient surélevés. À Varces-Grenoble, il y a 300 détenus pour 200 places. Ce fait divers met à nouveau un coup de projecteur sur le problème des prisons françaises, classées parmi les pires d’Europe.

Grand banditisme : malfaiteur se livrant à des attaques à main armée.
Présumé : tant que la personne n’est pas jugée par la justice française, elle est considérée comme innocente. C’est pour cela qu’on parle d’assassin présumé.