« Gendarmerie Nationale, veuillez lécher la languette s’il vous plait. » C’est ce que l’on entendra peut-être bientôt sur les routes de France.
La ministre de l’Intérieur, chef de la police, a lancé une expérience de tests salivaires pour dépister les drogues au volant. Celle-ci sera réalisée dans dix villes (Paris, Lyon, Marseille, Bordeaux, Toulouse, Strasbourg, Rennes, Montpellier, Lille, Nice) et trois régions (Pays-de-la-Loire, Centre, Lorraine) françaises. Si cette expérience fonctionne, ces tests seront généralisés dans tout le pays en 2008. L’objectif est de pouvoir dépister les automobilistes qui conduisent en ayant consommé de la drogue, comme on peut déjà le faire pour ceux qui ont bu en les faisant souffler dans le ballon.
Aujourd’hui, on peut déjà savoir si quelqu’un s’est drogué avec un test urinaire, mais cela est plus compliqué car il faut un camion de police et un médecin. Les nouveaux tests, eux, ressemblent à de petites languettes en plastique sur lesquelles on dépose un peu de salive, et qui permettent de contrôler un conducteur en trois minutes. Et si le test montre que celui-ci a consommé de la drogue, il faudra ensuite lui faire une prise de sang pour confirmer le résultat.
Selon la ministre, en 2006, 560 personnes aurait été tuées dans un accident de voiture à cause de la drogue.