Les paléontologues ont dû procéder avec minutie pour sortir les ossements de la roche. C’est grâce à des outils de peintre et de dentiste qu’ils sont parvenus à dégager la mâchoire sans l’égratigner. "Arago 119", c’est le nom que les chercheurs ont donné à cette mâchoire serait le 119e reste humain découvert à Tautavel.
"C’est une découverte très importante, car il y a très peu de mandibules retrouvées jusqu’à présent en Europe. Moins de 10 mandibules antérieures à 400.000 ans ont jusqu’ici été découvertes", a déclaré le professeur Henry de Lumley, président du centre européen de recherche préhistorique de Tautavel. Cette découverte devrait permettre de comprendre un peu mieux l’évolution des hommes et des premiers peuplements de l’Europe.
Après avoir étudié la mâchoire, les chercheurs ont pu déterminer qu’elle appartenait à une femme de 30 ans, ce qui est âgé : à l’époque anténéandertalienne, l’espérance de vie était de 25 ans.