Cela s’est passé tôt dans la journée de mercredi. Le chef des armées, accompagné d’une dizaine de militaires, a arrêté le premier président mauritanien, élu démocratiquement, ainsi que son Premier ministre. Cela s’est passé sans violence. Ensuite, le groupe armé s’est emparé du pouvoir : cela s’appelle un coup d’État ou un putsch. Prendre le pouvoir de cette façon n’est pas démocratique : le peuple n’a pas voté pour choisir ses représentants.
Les militaires reprochent au président d’être trop faible, notamment face au terrorisme qui touche le pays. Les coups d’État sont fréquents en Afrique. En Mauritanie, cela est déjà arrivé trois fois.
Cette fois-ci, le contexte est particulier. Depuis l’élection présidentielle de 2007, le pays était en voie de devenir démocratique. La Mauritanie était même devenue un modèle sur le continent africain. Ce putsch met un terme à cet espoir et replonge le pays dans l’instabilité politique.
Le groupe de militaires, désormais au pouvoir, a promis d’organiser des élections rapidement et de respecter les libertés des citoyens. Reste à savoir s’il tiendra ses promesses démocratiques…

Terrorisme : manière d’imposer ses idées par des actions violentes.