Avant la Première Guerre mondiale (1914-1918), des pays du Moyen-Orient étaient dominés par l’Empire ottoman. Celui-ci était dirigé par les Turcs. Mais au début du 20e siècle, leur pouvoir était contesté. Ainsi la Grèce a obtenu son indépendance. Pour éviter que les Arméniens, qui avaient eu autrefois leur propre État, ne réclament, eux aussi, leur indépendance, les Turcs ont commencé à les persécuter.
A partir du 24 avril 1915 des massacres systématiques sont commis contre le peuple arménien en raison de son origine et de ses croyances. C’est ce que l’on appelle un génocide. En un an, la moitié des Arméniens vivant dans l’Empire ottoman (1, 5 million de personnes) sont exterminés.
Ceux qui survivent tentent de se réfugier dans certains pays du Moyen-Orient et en France. Beaucoup arrivent par bateau à Marseille. C’est pourquoi on considère aujourd’hui qu’un Marseillais sur 10 est d’origine arménienne.
Aujourd’hui, il existe une république arménienne située en Asie mineure. Mais on considère que la moitié du peuple arménien vit dans d’autres pays du monde.
À ce jour la Turquie (dont le territoire correspond à une partie de l’ancien Empire ottoman) n’a pas reconnu avoir commis un génocide contre le peuple arménien. Elle admet l’existence de massacres. Or, la Turquie est candidate à l’entrée dans l’Union européenne. Mais beaucoup, en Europe, considèrent que cette candidature n’est pas envisageable tant que la Turquie n’a pas reconnu le génocide armén