Depuis dimanche, la France organise un pont aérien, dans l’est du Tchad, pour acheminer une humanitaire aux dizaines de milliers de réfugiés venus du Darfour (région du Soudan) et du Tchad. Trois avions de transport de l’armée française achemineront, quatre fois par jour, cette aide humanitaire. Mais ce pont aérien ne pourra durer que quelques semaines en raison de l’arrivée de la saison des pluies, dans trois semaines.
Le nouveau ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, avait d’abord lancé l’idée d’un « corridor humanitaire » entre l’est du Tchad et le Darfour, c’est-à-dire une voie protégée et réservée aux camions de nourriture et de médicaments. Mais la proposition avait été jugée trop risquée. On estime entre 30 000 et 40 000 le nombre de réfugiés soudanais et de déplacés tchadiens vivant dans des camps dans la région frontalière dans l’est du Tchad.