La tradition de la galette des rois est très ancienne puisqu’elle remonte au temps des Romains. À l’époque, la coutume voulait que l’on partage un gâteau à l’intérieur duquel se trouvait une fève. Celui qui avait la fève devenait le roi. Une idée proche de celle du carnaval : l’instant d’une fête, chacun peut endosser les habits du prince et se moquer des puissants.
Les Chrétiens ont repris cette tradition pour fêter la visite des trois Rois mages, Melchior, Gaspard et Balthazar venus porter des présents à l’enfant Jésus. En Provence, la galette des Rois rappelle la couronne royale car c’est une brioche en forme de grosse roue. Les fruits confits dont elle est ornée évoque joyaux et pierres précieuses. L’autre galette est en pâte feuilletée fourrée d’une crème à base d’amande : la frangipane. Très appréciée, elle est aussi beaucoup plus riche (attention les kilos) et… plus cher que les galettes briochées. Son prix, d’ailleurs, atteint des sommets dans certaines pâtisseries : jusqu’à 30 euros ! Même si les amandes se paient très cher, il y sans doute un peu d’abus.
À l’inverse de cette tendance, le magasin Ikea propose une galette à 2 euros depuis 5 ans. Cette année, sa publicité pour ce gâteau a révolté les boulangers lorrains qui ont bloqué l’accès du Ikea de Metz. Finalement, la direction du magasin a promis de retirer toutes les pubs. Les traditions, même les plus festives et généreuses, peuvent déclencher des guerres…