C’est un défi qu’il s’était lancé. Jean-Christophe Lafaille voulait savoir s’il arriverait à grimper à 8064 m d’altitude dans les pires conditions. C’est-à-dire par des températures pouvant descendre sous les –40 °C, gêné par des vents de 70 km/h et sans oxygène. A cette altitude, l’air que l’on respire contient beaucoup moins d’oxygène. On se fatigue plus vite et le sang circule moins bien dans le corps. Les alpinistes prennent souvent de l’oxygène en bouteille pour éviter ces problèmes.
Les conditions pénibles pour monter en haut d’une montagne de plus de 8000 m. sont encore pires en plein hiver. Ces dernières années, des groupes d’alpinistes ont essayé l’ascension des 8064 m. du mont Shishapangma (dans l’Himalaya en Asie) en hiver, mais aucun n’a réussi. Lafaille l’a fait… et tout seul ! Mais il n’a pas pu rester plus de 10 minutes au sommet, où il faisait moins de -30 °C…
Le meilleur alpiniste français a déjà gravi 11 sommets dépassant les 8000 m. d’altitude sur les 14 que compte la Terre. Il n’en manque que 3 au palmarès de Lafaille : le plus haut du monde, l’Everest (8848 m.), le Kangchenjunga (8598 m.) et le Makalu (8491 m.). Mais après sa réussite en solitaire, saluée par les plus grands alpinistes du monde, Lafaille peut espérer devenir le premier Français à escalader les 14 montagnes les plus hautes du monde.

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