Héros malgré lui du scandale du dopage sur le Tour de France cycliste 1998, Richard Virenque affirmait qu’il avait été dopé dans le vouloir. Il accusait ainsi le soigneur de son équipe, Willy Voet, de lui donner ces produits en lui faisant croire qu’il s’agissait simplement de vitamines. Hier, il a reconnu avoir menti : il a expliqué que le dopage était parfaitement organisé dans son équipe, Festina. Le Français Luc Leblanc, champion du monde en 1994, a avoué lui aussi qu’il prenait des produits dopants… pour être à égalité avec les autres coureurs, quasiment tous dopés selon lui.
Richard Virenque risque une peine de prison si il est prouvé qu’il a participé à l’organisation du trafic de produits dopants dans son équipe. Dans le cas contraire, il devrait seulement être interdit de compétition durant 6 ou 12 mois. En réalité, il risque de devoir mettre fin à sa carrière… pour avoir avoué une vérité que tous les autres coureurs dissimulent. Les équipes pourraient refuser de l’engager parce qu’il a été contraint de révélé une pratique très répandue. Au-delà du champion, c’est donc le procès du dopage qui est en cours devant le tribunal de Lille. Pourtant, certains s’étonnent de l’absence de Jean-Marie Leblanc et de Daniel Baal lors de ce jugement. Le directeur du Tour du France et le Président de la fédération française de cyclisme ont affirmé qu’ils ignoraient les pratiques du dopage. Alors qu’ils sont 2 des plus importants dirigeants du cyclisme français. Peut-être seront-ils amenés à témoigner lors de ce procès qui doit durer 3 semaines.

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