Balai entre les jambes et balle à la main, les joueurs du Toulouse Muggle Quidditch s’entraînent avec énergie. Un passant s’étonne : « Vous jouez à quel sport ? » Ils jouent au quidditch, le sport de Harry Potter ! À la différence que, dans notre monde de moldus (nom donné aux humains par les sorciers), il n’y a pas de magie.

Les joueurs s’entraînent au rôle d’attrapeur : l’équipe gagne dix points lorsque le ballon passe dans un des cercles de l’équipe adverse. (© Vincent Gire / Milan Presse)


Alors le vif d’or, cette petite balle ensorcelée avec des ailes, est devenue une balle accrochée au short d’un arbitre, qui doit courir pour empêcher les attrapeurs de la saisir. Et les balais volants sont remplacés par des bâtons en plastique !
Le quidditch se rapproche du handball, du rugby et du ballon prisonnier. Un mélange qui a convaincu Paul, le coach de l’équipe. « Au début, je trouvais que les joueurs avaient l’air ridicules avec leur balai entre les jambes. Mais le quidditch demande beaucoup d’efforts physiques et la compétition me plaît beaucoup ! »

Les joueurs chevauchent des bâtons en plastique. Au début, ils utilisaient des vrais balais en bois, mais cela provoquait beaucoup de blessures. (© Vincent Gire / Milan Presse)

« Ce n’est pas si facile que ça ! »

L’équipe de Toulouse est arrivée troisième à la dernière Coupe de France de Quidditch. (© Vincent Gire / Milan Presse)


C’est vrai qu’après avoir couru et lancé les balles sans s’arrêter, toujours en tenant leur balai, les joueurs sont essoufflésIna, joueuse de quidditch depuis un an, l’assure : « Au départ, c’est compliqué de nous prendre au sérieux, mais quand on teste, on se rend compte que ce n’est pas si facile que ça ! » Pour tenir le rythme, il faut de la tactique et de l’endurance.
Le quidditch de moldus a été créé il y a quatorze ans par des étudiants américains, pour s’amuser. Mais c’est désormais un vrai sport, avec sa fédération française et ses compétitions : Coupe de France, Coupe d’Europe et même Coupe du monde… Les atouts du quidditch, c’est aussi un super-esprit d’équipe et des rencontres avec des joueurs du monde entier.

Un sport pour tout le monde

Les règles du quidditch ont été adaptées, mais les rôles sont les mêmes que dans Harry Potter. Les joueurs s’affrontent sur le terrain en deux équipes de sept. Ceux qu’on appelle les « poursuiveurs » doivent marquer des points en lançant des balles colorées dans les trois anneaux en métal protégés par un gardien. Mais il y a les « batteurs », qui éliminent les poursuiveurs adverses en leur lançant des « cognards », des ballons plus durs.

Lorsqu’un poursuiveur est touché par un cognard, il doit descendre de son balai et aller toucher les anneaux de son camp pour pouvoir recommencer à jouer. (© Vincent Gire / Milan Presse)


Dans Harry Potter, les cognards volent. Dans notre monde de moldus, ce sont les batteurs qui lancent des balles violettes, pour éliminer les joueurs adverses. (© Vincent Gire / Milan Presse)


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Léonide, 14 ans, est le plus jeune du groupe. Il a commencé le quidditch parce qu’il aimait bien Harry Potter, mais pas besoin d’être fan pour aimer ce sport ! « Ce qui me plaît, c’est le bon esprit d’équipe, et aussi le fait que ce soit un sport mixte. Ici, il n’y a pas de discriminations. » En effet, la règle exige qu’il y ait des filles et des garçons dans chaque équipe. Tout le monde peut donc jouer au quidditch. En plus, les équipes recrutent de nouveaux joueurs : n’hésite pas à aller tester ce sport finalement pas sorcier !

Perrine Debacker

Découvre d’autres images de l’entraînement de l’équipe de quidditch à Toulouse :