C’est quoi, le boycott ?

C’est la décision de ne plus jamais acheter un produit précis : tel vêtement, tel aliment… Ou bien de rejeter systématiquement une marque ou une entreprise. Ça peut être, aussi, le refus pur et dur de participer à une réunion, une compétition, des élections. Ou, à plus grande échelle, de couper toute relation avec un pays montré du doigt.

Mais pourquoi utilise-t-on le boycott ?

Pour faire pression sur la personne, l’entreprise ou la nation ciblée, jusqu’à ce qu’elle change ses pratiques ou sa politique. Le mot vient du nom de Charles Cunningham Boycott. Au 19siècle, ce Britannique contrôle des terres agricoles. Les fermiers qui les cultivent l’accusent de les maltraiter. Ils se révoltent et ne lui fournissent plus aucun produit. L’homme finit ruiné.

Aujourd’hui, un appel au boycott peut avoir une raison écologique quand il cible une entreprise polluante. Ou bien morale, lorsque des consommateurs refusent d’acheter des produits fabriqués par des enfants, par exemple. Les citoyens peuvent aussi rejeter en bloc tout ce que fabrique un pays parce que celui-ci vient de déclencher une guerre.

Mais ce moyen de pression est parfois employé avec de mauvaises intentions. Par des tyrans ou des groupes intolérants qui ont dans leur viseur la liberté d’expression. Alors, ce qui compte dans tous les cas, c’est de chercher à savoir pourquoi un appel au boycott est lancé !

Laurent Pujade