12 février 2019 — quand le Président décide de le rester

Le président, Abdelaziz Bouteflika, est au pouvoir depuis vingt ans. Il est vieux et très malade. Pourtant, il décide de se présenter aux prochaines élections. Or, les Algériens le savent bien : si Bouteflika se présente, tout sera fait pour qu’il soit le vainqueur. Et cela, que les Algériens le veuillent ou non.

Le 22 février, des Algériens manifestent. (© Billal Bensalem/NurPhoto/AFP)

22 février 2019 — quand une partie du peuple se soulève

Une partie du peuple algérien descend dans la rue et manifeste pour exprimer son mécontentement. Pour lui, Bouteflika doit renoncer à être président. Ils veulent en finir avec le régime autoritaire des militaires et créer les bases d’une nouvelle démocratie. Les manifestations se répètent tous les vendredis.

Mars-avril 2019 — quand le Président part, mais que le problème reste

Devant la force du mouvement de protestation, appelé Hirak, le pouvoir algérien repousse les élections. Les manifestations continuent. Le président Bouteflika finit par démissionner juste après avoir nommé un gouvernement constitué de ses proches. Un homme le remplace le temps d’organiser des élections pour le mois de juillet.

Juillet 2019 — quand les élections sont une nouvelle fois repoussées

Les Algériens du Hirak manifestent toujours. Ils ne veulent pas de ces élections, qu’ils trouvent injustes, avec toujours les mêmes personnes. Il n’y a de toute façon pas assez de candidats. Le pouvoir algérien repousse le vote. Il aura lieu en fin d’année.

12 décembre 2019 — quand les élections ont finalement lieu

Les demandes des manifestants n’ont pas été entendues. Les élections ont bien lieu. Elles opposent cinq candidats qui sont d’anciens ministres ou membres des équipes qui ont déjà dirigé l’Algérie ces dernières années…

Les cinq candidats à l’élection présidentielle algérienne. (© Ryad Kramdi/AFP)


Camille Laurans